Oïkos, un chemin, une chance, pour les Français et les européens

Publié le par Eddy Fechtenbaum

 

 

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Des entrepreneurs au service de la cité
  Fidélité à la société

A un moment où le contrat social semble rompu entre les "Français invisibles" qui représentent aux dires des politologues près de 65% du corps électoral et le reste de la société, nous, entrepreneurs membres du Centre des Jeunes dirigeants, sommes convaincus de l'urgence à nous engager au service d’une solidarité active qui pourrait redonner vie et espoir à un pays qui ne croit plus à son avenir.

Pour le CJD, les chefs d'entreprise ont toujours été des moteurs du progrès dans la vie de la cité. Le Tour de France organisé en 2012 pour la présentation du projet Oïkos vise justement à diffuser notre message aux candidats à l'élection présidentielle mais également aux élus des régions pour qu’ils intègrent la dynamique de l’Oïkos dans leurs programmes. Près de 20 rassemblements auxquels sont invités nos membres adhérents, les représentants de l'Etat et des collectivités territoriales se déroulent ainsi sur l'ensemble du territoire français d'ici au 30 mars, date à laquelle les candidats seront reçus par le CJD au Conseil Economique, social et environnemental.

L'homme, source d'inspiration constante du CJD
Fidélité à nos racines

Depuis sa création en 1938, le Centre des Jeunes Dirigeants appelle à mettre l'entreprise au service de l'homme. "Il n'y a d'entreprises que d'hommes", disait ainsi Jean Mersch, son fondateur. C'est à travers ce souffle-là qu'il faut lire le projet Oïkos proposé par le CJD à la veille de l'élection présidentielle de 2012.

A l’heure où les systèmes de régulation collectifs qui président depuis vingt ans à nos destinées ont failli à préserver le contrat de cohabitation entre les hommes et les entreprises, nous appelons en tant qu’entrepreneurs et citoyens à bâtir de nouveaux repères au service du bien commun. Oïkos, c’est notre façon de dire que la vie humaine est intégrée dans un ensemble vivant plus vaste avec lequel nous devons faire alliance.

Deux ans de réflexion libre et passionnée
Fidélité à notre tradition d'innovation
Pendant près de deux ans, le CJ’Idées Lab, notre structure de réflexion et de prospective, a réuni des entrepreneurs du CJD bénévoles et des invités extérieurs prestigieux et passionnés. Convaincus de la nécessité de révolutionner notre façon de penser l'économie et plus largement notre cadre de vie, ils se sont autorisés à penser en dehors des clous du système actuel. Au fil de leurs heures de travail et d'échange, la solidarité s'est imposée à eux comme la clé de la pérennité de notre société et de la qualité de la vie individuelle et collective en son sein. Cette solidarité, qui donne une valeur et un sens à ce que nous ne pouvons ignorer : nos interdépendances avec tous les éco-socio-systèmes. S’est imposé également, le critère du bien commun, comme la boussole qui permettra de cohabiter avec et dans un monde aux ressources naturelles limitées mais aux ressources de créativité humaines infinies. Solidarité et bien commun, deux valeurs qui constituent le socle de l’ensemble de nos propositions.

Un projet de société ancré sur la solidarité
Fidélité à nos valeurs
Le CJD a toujours prôné la "performance globale", associant réussite économique, respect de l’environnement et participation au bienêtre social et sociétal. Depuis notre création, nous avons ainsi successivement traité, parfois expérimenté, de façon visionnaire les questions du dialogue social, et de l'entreprise au service de l'homme, inspirant ainsi de nombreuses réformes. En voici quelques exemples :La mise en place de la formation en alternance, dont les premiers dispositifs légaux ont été élaborés avec le CJD et sur la base de ses expérimentations (1960) ; La mise en place de l'instance unique de représentation du personnel (1993), directement inspirée par la proposition du Conseil d'entreprise (1986) ; La mise en place des ordonnances sur la participation (1967) inspirées des expérimentations et propositions du CJD ; Des propositions sur l’aménagement et la réduction du temps de travail (l'entreprise à la carte en 1995) ou la refondation sociale (l’entreprise de tous en 2000). En 2012, conscient de l'urgence à redéfinir les modalités pérennes d'un vivre ensemble, le mouvement va encore plus loin en proposant un nouveau projet de société. Projet établissant une nouvelle relation de l'humanité avec la biosphère, avec une vision optimiste de l’avenir, des outils concrets, opérationnels et solidaires, garantissant le bien-être, la dignité de tous et la pérennité économique.

Une vision nouvelle de la performance
Fidélité à nos modes d'action
Pour redonner à la solidarité une place au cœur de la République et de l’Europe, nous proposons de nouvelles formes de redistribution des richesses entre les individus, les entreprises et la collectivité. Ainsi, nous voulons financer les charges sociales par des biotaxes, incitant à la biocompatibilité de nos économies. Ainsi, une « Taxe générale sur l’actif net » remplacerait l’impôt sur les sociétés, les droits de succession, les taxes foncières et l’impôt sur la fortune. Ainsi nous envisageons de remplacer les 30 régimes relevant actuellement de l’aide sociale par la création d’une allocation universelle. Ainsi, un nouveau droit de l’entreprise donnerait toute leur place à l’ensemble des parties prenantes. Ainsi nous voulons inciter la Bourse à ne plus céder aux sirènes du court-termisme et à retrouver son rôle fondamental : financer l’économie. Ainsi nous appelons à la création avant 2020 des Etats Unis d’Europe, dans l’unité, la diversité et la subsidiarité. Si certaines de ces propositions comme la suppression de l'argent liquide peuvent sembler iconoclastes, toutes méritent d’être étudiées avec le plus grand sérieux car toutes participent d’une vision nouvelle de la solidarité.

Une contribution au renouveau de l'action publique
Fidélité à la vie politique
Les crises économiques et sociales sont avant tout systémiques, et rendent compte de l’inadéquation de nos modèles vis-à-vis des réalités de la biosphère et du respect de l’humanité. Au-delà de quelques mesures techniques, il est temps de porter une autre vision de l’avenir, positive et optimiste. Le CJD ose proposer un projet complet pour construire le monde de demain, dotant notre économie d’outils biocompatibles, au service des valeurs humaines fondamentales et de la solidarité.
Les 12 propositions du CJD aux candidats à l'élection présidentielle de 2012 visent à remettre le bien commun au cœur de l’action publique et surtout à proposer aux élus des outils collectifs qui peuvent se traduire en autant de réformes à destination des citoyens et des entreprises.
Leur caractère révolutionnaire ne doit pas être regardé à l'aune de l'écart entre ce que nous proposons et la réalité, mais à l'aune de l'écart entre la réalité vécue par l'ensemble des Français et la promesse d'une République qui a mis au premier jour de sa fondation sur son frontispice le mot "fraternité".

A lire sur : www.calameo.com

 

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